Mémoire Témoins de Jéhovah

Documents sur la persécution des témoins de Jéhovah sous les régimes totalitaires (nazi, fasciste, communiste...) et sur leur résistance morale et spirituelle

Les Témoins de Jéhovah interdits en Russie

Les organisations de droits de l’homme font appel à la Cour suprême et à l’administration présidentielle de la Russie.
VIENNE / BRUXELLES, le 5 mai 2017 5. 2017 (FOREF - Europe / HRWF) - Le Forum pour la liberté religieuse - Europe (FOREF) et Droits de l’homme sans frontières (HRWF) demandent instamment à la Cour suprême de Russie de revenir sur la décision du 20 avril 2017 d’interdire à les témoins de Jéhovah du pays en saisissant leurs biens. FOREF et le HRWF appellent aussi le président Poutine et son (...)

« Survivre sans avoir renoncé à rien de son propre monde moral, à moins d'interventions puissantes et directes de la chance, n'a été donné qu'à un tout petit nombre d'êtres supérieurs, de l'étoffe des saints et des martyrs. »

Primo Levi, Si c'est un homme.

Ils refusèrent de dire Heil Hitler ! Ils dirent non au parti nazi et à sa spirale de haine. Pareille attitude les condamnait à l'infamie et souvent à la mort dans les camps de concentration. Signe d'identification : un triangle violet sur la poitrine.

Persécutés par les nazis dès avril 1933, interdits pour « délit d'opinion » en 1935, les témoins de Jéhovah* figurent très tôt sur la liste des détenus. Avant la guerre, ils représentent 5 à 10 % de la population carcérale. En août 1939, 427 des 1 554 femmes détenues à Ravensbrück sont témoins de Jéhovah. On estime que 10 000 Témoins furent arrêtés par les nazis et que 2 000 moururent dans les prisons et les camps.

Des hommes, des femmes et des enfants vont ainsi écrire une page émouvante et méconnue d'une résistance spirituelle et morale au nazisme. De ce combat les « Triangles violets » sortiront meurtris, mais convaincus d'avoir fait le bon choix.

* connus alors sous le nom Bibelforscher (Etudiants de la Bible)