Mémoire Témoins de Jéhovah

Documents sur la persécution des témoins de Jéhovah sous les régimes totalitaires (nazi, fasciste, communiste...) et sur leur résistance morale et spirituelle

Les victimes du nazisme – Destins spécifiques

Depuis 2011, le Conseil de l’Europe développe un programme transversal (éducation, culture, patrimoine, jeunesse et sport), consacré à la transmission de la mémoire de l’Holocauste et à la prévention des crimes contre l’humanité.
C’est la troisième phase d’un projet qui a commencé à la fin des années 1990 dans le cadre de l’enseignement de l’Histoire européenne au XXIe siècle. Depuis 2001, autour de la mise en place nationale d’une journée de la Mémoire de l’Holocauste et de prévention des crimes contre (...)

« Survivre sans avoir renoncé à rien de son propre monde moral, à moins d'interventions puissantes et directes de la chance, n'a été donné qu'à un tout petit nombre d'êtres supérieurs, de l'étoffe des saints et des martyrs. »

Primo Levi, Si c'est un homme.

Ils refusèrent de dire Heil Hitler ! Ils dirent non au parti nazi et à sa spirale de haine. Pareille attitude les condamnait à l'infamie et souvent à la mort dans les camps de concentration. Signe d'identification : un triangle violet sur la poitrine.

Persécutés par les nazis dès avril 1933, interdits pour « délit d'opinion » en 1935, les témoins de Jéhovah* figurent très tôt sur la liste des détenus. Avant la guerre, ils représentent 5 à 10 % de la population carcérale. En août 1939, 427 des 1 554 femmes détenues à Ravensbrück sont témoins de Jéhovah. On estime que 10 000 Témoins furent arrêtés par les nazis et que 2 000 moururent dans les prisons et les camps.

Des hommes, des femmes et des enfants vont ainsi écrire une page émouvante et méconnue d'une résistance spirituelle et morale au nazisme. De ce combat les « Triangles violets » sortiront meurtris, mais convaincus d'avoir fait le bon choix.

* connus alors sous le nom Bibelforscher (Etudiants de la Bible)